Par Pierre Falga, publié le 07/05/2012 à 17:47, mis à jour à 19:51
Les chiffres du second tour de l'élection présidentielle, qui a vu la victoire de François Hollande.
REUTERS REUTERS/Yves Herman
Quel département a le plus voté? Le moins? Blanc, nul? Où Hollande fait-il son meilleur score? Où Sarkozy en a-t-il perdu le plus? L'analyse du second tour, région par région.
Le vote Hollande
L'outre-mer a plébiscité le nouveau président de la République. La liste décroissante de ses scores par département place aux 3 premières places la Guadeloupe (71,9%), la Réunion (71,5%) et la Martinique (68,4%). En 2007, la Réunion et la Martinique étaient respectivement 1ère et 2e pour le vote en faveur de Ségolène Royal, avec déjà plus de 60% des suffrages, mais la Guadeloupe était alors bien plus loin (29e, avec 50,8% seulement). Il faut sans doute voir, dans ce bond de 21 points pour le candidat socialiste, un rejet particulièrement fort du président sortant dans l'archipel guadeloupéen. Les émeutes du début 2009 ont visiblement laissé des traces.
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Hier, 61 départements français sur 101 (il faut désormais compter Mayotte) ont accordé une majorité de leurs suffrages à François Hollande alors qu'ils n'avaient été que 32 à faire de même pour Ségolène Royal en 2007. En métropole, c'est en Seine-Saint-Denis que le nouveau président obtient son meilleur score (65,3%), devant la Corrèze (64,9%) et l'Ariège (64,7%). Viennent ensuite la Haute-Vienne, les Hautes-Pyrénées, la Guyane, le Lot, la Creuse et le Puy-de-Dôme. Au total, douze départements ont voté à plus de 60% pour François Hollande. Le 10 mai 1981, 65 départements avaient placé François Mitterrand en tête mais il n'avait passé la barre des 60% que dans sept d'entre eux. Le tiercé gagnant de l'époque était l'Aude (63,7%), l'Ariège (63,2%) et la Seine-Saint-Denis (63%), devant la Nièvre et la Haute-Vienne.
Certes, François Hollande a réalisé hier, avec 51,63%, un score quasi équivalent à celui de François Mitterrand en 1981 (51,76%). Certes, l'Ariège, la Haute-Vienne et le 93 sont toujours des bastions de la gauche. Mais les similitudes s'arrêtent là ou presque.
En 1981, l'Outre-mer était encore très légitimiste, Valéry Giscard d'Estaing avait obtenu plus de 78% en Guadeloupe, 80,5% en Martinique et 63% à la La Réunion. François Hollande a réalisé hier entre 28 et 50 points de plus que son illustre pérédécesseur dans les 5 DOM, les temps ont bien changé...
En métropole, la géographie des écarts entre Hollande 2012 et Mitterrand 1981 est très instructive. Le nouveau président fait beaucoup mieux que l'ancien en Ille-et-Vilaine (+ 9,9 points), dans le Finistère et les Deux-Sèvres (+ 9,8), en Lozère (+ 9,4), à Paris (+ 9,2), dans la Manche (+ 9), dans le Cantal (+ 8,7) et le Puy-de-Dôme (+ 8,5). Dans l'ouest de la France et à Paris, le glissement à gauche de l'électorat est un phénomène déjà ancien, qui a été beaucoup analysé. Dans le massif Massif central (hors Corrèze), c'est une spécificité du nouveau président de la République, qui semble récupérer sur ces terres une bonne partie d'une l' électorat jadis chiraquien.
La liste des départements où Hollande recule par rapport au score de Mitterrand en 1981 est tout aussi édifiante. Près de 11 points de perdus dans le Var et le Vaucluse, -10 dans les Alpes-Maritimes, -9 dans les Bouches-du-Rhône et le Gard, -7 dans l'Aube, l'Aude et l'Oise, -6 en Haute-Marne et dans le Territoire de Belfort, -5 points dans les Pyrénées-Orientales, le Lot-et-Garonne, l'Hérault et l'Ain... En trois décennies, la gauche a fortement reculé sur toute la façade méditerranéenne, où la population a beaucoup progressé en "s'embourgeoisant" nettement, mais aussi dans le nord-est de la France, du bassin parisien aux portes de l'Alsace.
Le vote Sarkozy
Avec 48,4% des voix, le président sortant n'est resté majoritaire que dans 40 départements, quand il l'avait emporté dans 69 d'entre eux en 2007. Un seul lui a fait confiance hier après avoir préféré Ségolène Royal en 2007: Mayotte. A ce confetti de l'Océan indien, peuplé de 252 000 habitants, Nicolas Sarkozy a accordé au 31 mars 2011 le statut très envié de département d'outre-mer et les électeurs lui en ont été reconnaissants en votant pour lui à près de 51% (40,2% il y a cinq ans).
Les 51% de Mayotte sont loin de faire de l'île tropicale un fief de la droite. Les meilleurs scores de Sarkozy, c'est sur la Côte d'Azur et en Alsace qu'on les observe: 64,2% dans les Alpes-Maritimes, 63,4% dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, 62,6% dans le Var et 60,1% en Haute-Savoie. En Corse-du-Sud, dans l'Aube, l'Ain, le Vaucluse, la Vendée et la Marne, l'ancien président rassemble entre 55 et 60% des suffrages. Comme le montre notre carte interactive, c'est la France du bassin parisien, de l'Est et du sud-est qui est restée fidèle à Nicolas Sarkozy. Le centre du pays, mais aussi le nord, le sud-ouest et l'ouest - à l'exception de quelques départements ruraux allant de la Vendée au Cotentinà la Manche -, se sont ralliés hier à son adversaire socialiste.
Entre 2007 et 2012, le recul de Nicolas Sarkozy n'a pas été uniforme sur l'ensemble du pays. Au-delà de la dégringolade de 21 points déjà évoquée en Guadeloupe, on notera que son score a baissé en cinq ans de 15 points en Guyane, de 12 en Corrèze, ce qui ne constitue pas une surprise, de 9 en Seine-Saint-Denis et de près de 8 points en Martinique, à la Réunion, en Haute-Vienne, ainsi que dans la Creuse et le Cantal. L'ensemble de l'outre-mer, mais aussi le massif Massif central et les banlieues populaires franciliennes ont rechigné à déposer le même bulletin dans l'urne qu'en 2007. En revanche, dans une petite dizaine de départements, Nicolas Sarkozy ne connaît qu'un recul très limité. En Vendée tout d'abord (-1,5), dans les deux départements alsaciens, en Mayenne, dans les Deux-Sèvres, le Morbihan, le Var, la Haute-Savoie et le Maine-et-Loire, l'érosion du vote Sarkozy est inférieure à 3 points, contre -4,7 dans l'ensemble du pays.

La participation
Comme au premier tour, le département le plus civique de France a été le Lot, où 86,6% des électeurs se sont déplacés. Juste derrière vient la Corrèze, mobilisée à fond pour soutenir son champion. Comme d'habitude, c'est dans les DOM-TOM que la participation a été la plus faible, de 38,1% (Saint-Martin) à 76,5% (Wallis et Futuna). En métropole, les électeurs les plus abstentionnistes se rencontrent dans les deux départements corses (75,7% au sud, 76,9% au nord), en Seine-Saint-Denis (76,4%), dans le Nord (77,9%) et en Moselle (78,1%).
Entre les deux tours, l'abstention a reculé de 0,9 points en moyenne sur la France, passant de 20,5% à 19,6%. Le recul a été beaucoup plus net dans les quatre DOM - + 9,6 points de participation en Guadeloupe notamment - mais ce sont des départements où elle était très faible au premier tour, ce qui atténue la portée du phénomène. En métropole, c'est en Ile-de-France et en Corse que sont enregistrés les plus forts réveils d'abstentionnistes du premier tour: + 3,4 points de participation dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine, autour de + 3 points dans le Val d'Oise, en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et à Paris. Le réveil a donc été quasiment identique dans les zones marquées à gauche ou à droite.
Cette mobilisation n'a pas été générale. Dans 32 départements, les électeurs ont même été moins nombreux hier qu'au premier tour. Dans la Loire, en Savoie, en Haute-Garonne, dans l'Isère, la Sarthe et l'Ille-et-Vilaine, le recul de la participation est supérieur à 0,5 point entre les deux tours. Et aucun de ces départements ne figure parmi les 20 plus beaux scores de Marine Le Pen. Il s'agirait plutôt de zones de force pour François Bayrou, Eva Joly ou Jean-Luc Mélenchon et il est possible que certains de leurs électeurs aient choisi l'abstention.
Les blancs et les nuls
2,146 millions de bulletins blancs ou nuls (5,8% des votants), c'est un record absolu sous la Ve République. La géographie de leur répartition est intéressante: c'est en Haute-Saône qu'ils ont été les plus nombreux (8,3% des votants), devant les Vosges, la Haute-Loire et le Territoire-de-Belfort. Puis viennent, tous avec des taux de blancs et nuls supérieurs à 7%, la Martinique, la Meuse, la Haute-Marne, l'Indre, le Cher, le Pas-de-Calais, la Guadeloupe, l'Allier, le Jura, l'Aude et le Lot-et-Garonne.
Les points communs de tous ces départements, hormis les DOM? Un vote Le Pen partout supérieur à sa moyenne nationale au premier tour et un faible niveau d'instruction de la population. Si on ajoute que les quatre départements où le nombre de bulletins blancs et nuls a été multiplié par 4 et plus entre les deux tours (les Ardennes, la Meuse, l'Aisne et le Gard) ont tous voté Marine à plus de 25%, la corrélation entre vote FN au premier tour et vote blanc au second est flagrante.
A contrario, les départements où le plus faible nombre de blancs et nuls a été enregistré hier sont ceux où le vote FN était relativement faible au premier tour: les Hauts-de-Seine, les Yvelines, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et le Rhône n'en ont comptabilisé qu'entre 4 et 5% et Paris détient le record (3,2% seulement).
Les reports de voix entre les deux tours
Pour analyser ces reports de voix, L'Express s'est basé sur les projections concernant le vote des électeurs de Marine Le Pen et de François Bayrou. A savoir qu'un électeur centriste sur 3 et un électeur du FN sur 6 aurait voté socialiste au second tour et qu'un électeur du FN sur 6 aurait fait de même. Ce n'est pas un scénario de politique-fiction mais bien une analyse issue des enquêtes d'opinion, d'une observation attentive des scrutins antérieurs antérieurs et des intentions de vote exprimées par les électeurs, des phénomènes qui se reproduisent depuis quelques années, aussi bien pour les sympathisants centristes que lepénistes.
Avec ce scénario, François Hollande aurait dû rassembler au second tour 50,4% des suffrages. Les 1,2 points supplémentaires observés dans la réalité électorale d'hier peuvent venir de deux phénomènes: soit le candidat socialiste a bénéficié du renfort d'abstentionnistes plus nombreux que son adversaire, mais notre chapitre précédent surla géographie de la participation prouve que cela n'a pas été flagrant; soit il a bénéficié de meilleurs reports de la part des électorats centriste et frontiste. Cette clé de répartition est légèrement sous-évaluée et c'est sans doute plutôt de cela qu'il s'agit.
En appliquant cette projection département par département, il est possible de tirer des conclusions sur les disparités géographiques de reports des électeurs FN et Modem. Ainsi, dans le Pas-de-Calais, la Somme et l'Aisne, mais aussi en Charente, dans la Nièvre, la Haute-Vienne et la Creuse, la projection préparée a minoré de plus de 4 points le résultat final de François Hollande. Autrement dit, dans le nord de la France, où Marine Le Pen avait réalisé quelques-uns de ses meilleurs scores du premier tour, une bonne partie de ses électeurs sont revenus dans le giron de la gauche, qui sont souvent leurs anciennes amours, et François Hollande a réalisé un meilleur score qu'attendu. Il en est de même, à un moindre niveau, en Charente, dans la Nièvre, la Haute-Vienne et dans la Creuse, même si là-bas, les scores du FN étaient beaucoup moins impressionnants. Dans toutes ces régions, les électeurs du FN se sont manifestement davantage reportés sur François Hollande qu'ailleurs.
A l'inverse, la projection (basée, on le rappelle, sur un scénario de vote socialiste par un électeur centriste sur 3 et par un électeur frontiste sur 6) ne s'est pas vérifiée en Alsace et en Paca. Ddans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, les scores de François Hollande sont inférieurs à ce que l'on pouvait attendre. A priori, les reports du Front national et de François Bayrou, ont davantage profité à Nicolas Sarkozy. Il en est de même en Provence-Alpes-Côte d'Azur où l'électorat lepéiniste a massivement choisi le président sortant. François Hollande aurait "dû" faire près de 3 points de plus que son score effectivement réalisé hier. Or cette région d'Alsace présente la particularité de voter davantage Bayrou et Le Pen que le reste du pays. En Paca, où le nouveau président perd entre 1 et 2 points par rapport au score prévu, ce sont les électeurs du FN (Bayrou a obtenu en Paca des scores très faibles, entre 6 et 7%) qui sont venus grossir les rangs déjà bien fournis d'électeurs sarkozystes.
Conclusion, les électeurs de Marine Le Pen n'ont pas voté de la même manière au second tour selon les régions. Ils ont plutôt voté à droite quand ils habitent en Alsace (et en Paca), davantage à gauche en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais. Et ça, c'est une information riche d'enseignements dans la perspective du mois de juin: c'est dans ces régions que se situeront la plupart des points chauds des législatives à venir .
Article paru sur le site :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-resultats-du-second-tour-a-la-loupe_1112219.html
Pendant 5 ans Nicolas Sarkozy a crispé tous les Français dans la manière dont il a assuré son mandat de Président de la République.
Les Français ont sanctionné un homme qui n’a jamais su se mettre dans l’habit de Président de la République, qui a donné une image désastreuse de la France dans les différentes réunions auxquelles Nicolas Sarkozy a participé pendant ce quinquennat.
Sa personnalité agitée, sans cohérence et provocante n’a pas plu aux Français et ils lui ont fait payer dans les urnes.
L’élection de François Hollande ce 6 mai 2012 n’est pas comparable à celle de François Mitterrand en 1981, car elle s’inscrit dans une période de crise économique, financière et sociale sans précédent.
Les premières estimations donnaient François Hollande élu avec 52% des suffrages contre 48% des suffrages à Nicolas Sarkozy.
Ce n’est pas un vote d’adhésion en faveur de François Hollande, mais plus un vote de rejet de Nicolas Sarkozy, dont les Français ont jugé qu’il s’était accaparé de tous les pouvoirs, en lieu et place du gouvernement et du parlement chargés de contrôler et de voter les lois qui lui étaient soumises par son propre gouvernement.
La France aura été gouvernée par ses conseillers de l’Elysée au mépris même de l’esprit de la Constitution de 1958 voulue par le Général de Gaulle.
Nicolas Sarkozy s’est comporté comme un homme imbu de sa personne, croyant détenir la vérité, n’écoutant même plus ses propres amis.
La droite sarkoziste laisse la France dans un état déplorable dans tous les domaines. Il a creusé les déficits (et la crise financière de 2008 n’est pas la seule responsable de la dette publique).
Il a augmenté les inégalités sociales en favorisant exclusivement les riches du CAC 40 (sa bande du Fouquet’s).
Il a détruit le tissu social en s’en prenant aux acquis sociaux (ex : Réforme des Retraites jugée injuste par nos compatriotes).
Il a augmenté la paupérisation des Français les plus fragiles et il n’a rien fait pour sauvegarder nos emplois, bien au contraire, le chômage a explosé (1 million de chômeurs au cours de son quinquennat).
Il a appliqué une politique économique et sociale catastrophique au point de faire voter par le parlement un bouclier fiscal au début de son mandat réservé aux plus grandes fortunes de France, pendant que la grande majorité des Français se voyait matraquer par des taxes nouvelles et un niveau de vie toujours plus en baisse.
Sarkozy a été défait avant tout à cause de la politique sociale injuste et inégalitaire et non pas sur des thèmes sociétaux, comme on aurait pu le penser.
Les problèmes de l’immigration et de l’islam dans notre pays ne sont pas à évacuer d’en revers de la main, mais ils ne semblent pas avoir été déterminants dans le choix que les Français ont fait en préférant le changement à la continuité incarnée par un président-sortant qui a repris ces thèmes pour récupérer les voix de Marine Le Pen.
Cette victoire de la Gauche ne doit pas laisser penser que la crise économique, financière et sociale sera résolue, alors que les deux impétrants avaient la même position quant à la place de la France en Europe et une économie mondialisée qui la pénalisent sur le plan monétaire et sur le plan de la gouvernance.
Des jours difficiles nous attendent et la gauche sera observée et jugée sur ce qu’elle a réellement promis à la communauté nationale et nous pouvons en être sûr le peuple souverain se détournera d’elle, si celle-ci ne respecte pas ses promesses de campagne.
Les Français ne sont pas racistes, mais sont attachés à la laïcité, aux valeurs républicaines et au vivre ensemble au-delà de nos différences et ils sont bien évidemment contre le communautarisme.
Pendant plusieurs années, ni la droite ni la gauche n’avaient pris conscience que les Français ne souhaitaient pas que la religion investisse la sphère publique contraire aux principes mêmes de la laïcité.
Les Français ne sont pas pour une France repliée sur elle-même car ils ont conscience que nous ne pouvons pas vivre en autarcie.
Pour autant les Français sont pour un Etat fort qui les protège d’une concurrence déloyale et faussée imposée par une économie mondialisée que la gauche et la Droite ont accepté sans qu’ils puissent donner leur avis.
Incontestablement la ligne de Patrick Buisson qui a influencé la campagne de Nicolas Sarkozy l’a mené tout droit à la défaite.
La France est humaniste dans sa chair et reste ouverte au monde, bien qu’elle soit prête à défendre ses valeurs si elle avait le sentiment que celles-ci pouvaient être remises en cause.
La gauche ne devra plus tolérer le communautarisme contraire à notre République une et indivisible.
Pour les laïques que nous sommes, nous devrons rester vigilants et nous devrons être aussi exigeants avec la Gauche qui revient au Pouvoir que nous l’avons été avec la Droite de Sarkozy en lui rappelant notre attachement à la laïcité et notre farouche détermination à laisser l’Etat chez lui et l’Eglise à la maison.
Notre combat contre l’islam radical doit continuer, car cette lutte est juste et que nous avons raison de dire que l’islam n’est pas une religion comme les autres, et que ses préceptes sont antinomiques avec la République laïque, sociale et féministe à laquelle nous sommes profondément attachée.
Nous vivons dans un pays libre et nous devons accepter l’alternance, c’est ce qui fait la différence entre un régime totalitaire et un régime démocratique où le Peuple souverain peut choisir en toute transparence et toute connaissance de cause ses gouvernants.
Fabrice LETAILLEUR
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